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Un pro à Montpoulet

Publié le par Les Malaugenoux

Quand un photographe professionnel passe par Montpoulet, cela donne forcément des clichés étonnants, auxquels personne n'aurait pensé, et que lui seul pouvait créer, de véritables oeuvres d'art, les seules qui puissent honorer la Principauté. Elles sont signées Jean-Yves Arnaud, reporter-photographe honoraire du quotidien La Montagne.

D'abord, l'arrivée de nuit, à la lumière articielle des ampoules classiques dévoreuses d'énergie mais productrices de chaleur, à tous les sens du terme :


(c'est le grand escalier à la salamandre qui amène sur l'aître traditionnel)



(le plancher est en "plateaux" de sapin, le pilier est un douglas rond et au fond, encore oisif malgré l'apparence, c'est le noyer creux qui avait, avant la restauration, pris possession de la Méjou)

Derrière la porte d'entrée, un des anciens "tetchous" à cochons,


(l'accueil est assuré par Bernard et Roger)

et, immédiatement à gauche, Françoise règne sur la cuisine aux plans de travail en granite, comme la montagne de Montpoulet.



La grande salle à manger est l'ancienne partie agricole, la cuisine au fond occupant une partie de l'ancienne étable. Le grand bois rond qui barre le haut...



est un sapin Douglas courbé (par quelque chevreuil avant qu'il ait eu dix ans) qui sert d'arbalétrier à la toiture :



et introduit au deuxième "tetchou", transformé en salon depuis les premiers jours de la reconstruction :


(il paraît que le cuir des fauteuils est celui des taureaux des affiches !)

A l'étage, la guide présente sa mezzanine tout bois,



et sa bibliothèque pierres et toile de verre :



Il ne reste plus qu'à prendre l'apéritif au bar et à passer à table; les photos des plats, par le même artiste, feront le menu du prochain article.

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Le rapport de l'ambassadeur du Canada

Publié le par Les Malaugenoux

Nous savions Montpoulet tout près d'un chemin de grande randonnée, le GR 42, mais n'avions pas pensé qu'il nous vaudrait des visites. Un troisième groupe nous arrive pourtant encore en fin de saison, et il s'agit d'un ambassadeur du Canada (honoraire) et de son épouse, partis de Saint Chamond pour aller rejoindre le chemin de Compostelle à Arles. Tous les chemins mèneraient-ils donc à Montpoulet ?
Après s'être prévalu de son "passeport diplomatique" pour entrer sur notre territoire, l'ambassadeur, après le petit déjeuner servi par Roger...

se ressert un café...

et rédige son rapport sur la Principauté...


CONFIDENTIEL, Principauté de Montpoulet. Le 25 septembre 2009
              Lors de notre visite des 24 et 25 septembre à la Principauté de Montpoulet, nous avons eu d'excellentes discussions avec les dirigeants, Françoise Iè et Bernard Ier, de même que leur conseiller principal, Roger.
               Nos entretiens ont couvert des sujets bilatéraux de même que certains thèmes internationaux. Les dirigeants ont beaucoup voyagé à l'étranger afin de promouvoir les intérêts de la Principauté. Lors d'une visite non-officielle au Canada, ils ont parcouru le nord du Québec, le Labrador et Terre-Neuve. Ils ont même goûté à certaines spécialités québecoises comme la poutine !
                 La Principauté connaît actuellement un important programme de développement d'infrastructures, ce qui représenterait des opportunités commerciales pour le Canada.
Quoique l'importance politique de la Principauté demeure limitée et que le potentiel d'accroître nos relations économiques est très faible, je recommande que nous consacrions des ressources à cette relation.
                Les citoyens de la Principauté sont très accueillants, sympathiques et sa cuisine est excellente. J'aimerais bientôt y revenir pour approfondir notre connaissance mutuelle .
           Signé Bernard G. Envoyé spécial près la Principauté de Montpoulet et (ancien)
ambassadeur du Canada au Chili, en THaïlande, en Birmanie et au Laos.


 

Avant que le couple reprenne, d'un pas étonnamment alerte, sa randonnée.

 

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Chasse au trésor spéciale enseignants

Publié le par Les Malaugenoux


Rappel historique
 :

            Dès les débuts de la colonisation de Montpoulet, nos voisins autochtones nous ont rapporté la légende du trésor de Montpoulet sans nous en révéler la nature exacte. Nos Indiens, Helviens ou Ségusiaves, sont des malins. Nous avons d’abord cru que le sable charrié par la source était aurifère… puis cru arriver trop tard lorsque nous avons trouvé la cache originelle dans les fondations, pleine… d’argile . Mais c’est le document d’église de 1777 nous nous a enfin mis sur la bonne piste mais suffit, comme disent nos voisins autochtones, je ne trahirai pas plus.

             Il suffira de savoir que pour commémorer la déclaration d’indépendance de la Principauté, nous rejouons la découverte du fabuleux trésor en résolvant des énigmes. Une énigme principale mise en abyme, pour ne pas faire pédant. En effet chacun des termes de cette énigme se trouve en des points remarquables de la Principauté indiqués chacun par une énigme secondaire.


(arrivé là du discours préalable, nous avions déjà perdu deux participants)

 
            Chaque équipe doit donc résoudre des énigmes  pour trouver les marqueurs historiques où se trouvent les indices qui constituent l'énigme principale conduisant au trésor (c'est plus clair comme cela ?). Rien n’empêche que l’équipe se décompose alors en « intellos » qui craqueront les énigmes grâce à la carte détaillée et en « grouillots » qui courront aux endroits indiqués pour en ramener les indices. Cependant,  que toute l’équipe se déplace est préférable, dans l’objectif secondaire de la commémoration : entretenir le réseau de communications en écrasant les ronces. Donc chaque indice glané rapportera un point tandis que le trésor n’en rapportera que trois, pour inciter à parcourir les chemins forestiers de la Principauté.


            
          Ils s'en vont, munis des recommandations suivantes : "Si vous rencontrez une harde de sangliers, restez groupés, ne les regardez pas dans les yeux mais ne leur tournez pas le dos non plus. Si vous voyez un lièvre, tâchez de nous le rapporter pour un civet.  Si vous voyez un blaireau, nous en avons toute une colonie, rentrez vous rafraîchir, vous hallucinez, c’est un animal aux mœurs strictement nocturnes."

Ainsi : l' énigme secondaire "Mange chair : celui de Toutankhamon est célèbre" permet de trouver sur la carte nord de la Principauté

le lieu "Sarcophage" (Phagein= manger, sarko = viande) où l'on découvre un message "Mais à quelle condition, donc, l'aïeul immatérialisé ici croirait-il en un dieu ?" puisqu'une pierre tombale y proclame "Aucun dieu n'existe s'il ne me ressuscite". Ce pourrait être un indice, mais c'est juste une question pour voir si vous suiviez.

Ainsi aussi l'énigme "Celui-ci ne bénéficie pas comme à l’angle sud de la méjou d’un projecteur pour lire l’heure la nuit" fait allusion à l'endroit de la carte sud baptisé "cadran solaire paléolithique" où l'on découvre 


un message de félicitations (pour parvenir à ces confins, il fallait savoir lire une carte !) et les i
ndices "AÉGLÉ, ÉRYTHIE et  HESPÉRIE" de l'énigme principale conduisant au trésor.

Si bien qu'au bout de deux heures de crapahut



dans une végétation comme il se doit luxuriante, riante et un rien urticante

 (nous sommes ici dans la partie encore inexplorée de la Principauté, traditionnellement appelée "lo dzonoaïre" parce qu'il n'y pousse guère, sur cette lande où le granite afleure, que des genevriers.)


...chaque équipe rentre au Palais Principal avec sa moisson de "réponses pour voir si vous suiviez" sans intérêt et les indices suivants :
"DRAGON LADON" - "EDEN" - "Formule pour ouvrir le coffre du trésor V,9,176" -  "DOUZE TRAVAUX" - "POMMES d’OR" - "ATLAS ou PROMÉTHÉE ?

        Tous ces éléments pointent vers le rare lieu-dit qui fait allusion à la mythologie grecque, le "Jardin des Hespérides" à la frontière orientale, et où tous se rendent en cortège.



Que sera le trésor, qu'est-ce que ce jardin, pourquoi son nom, il faudra pour avoir la réponse à ces questions, subir un petit retour en arrière en images, à porter au crédit de la réputation gastronomique de la Principauté :













Et puis, comme tout le monde l'oublie toujours, pour qu'il y ait des images, il fallait qu'il y eût un photographe et il n'y en a pas toujours. Coup de chance, le même trésor avait été débusqué l'an dernier par un autre groupe d'enseignants :

à l'entrée mégalithique du Jardin des Espérides, puis descendant un des escaliers primitifs du Jardin ceint d'une muraille circulaire...


trouvant le coffre du trésor...


l'ouvrant avec la clé V,9,176 (livre Cinq, Fable 9, page176)...

Pour lire sa conclusion "D'argent, point de caché.Mais le père fut sage
                                          De leur montrer, avant sa mort,
                                          Que le travail est un trésor"
(Le laboureur et ses enfants)

Reste à vous dire pourquoi le Jardin des Espérides...
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Tout danger est écarté

Publié le par Les Malaugenoux

Aucune pétition ne nous étant parvenue, aucune manifestation, aucune grève de la faim, aucune menace des spécistes ne s'étant opposée à la destruction de la cathédrale des frelons,
 il est sorti de la nuit dans son armure blanche, l'ange (ex)terminator aux bâtons cracheurs :



Les architectes nous ont livré leur cathédrale sans réagir,  ou plutôt une pièce montée de trois camemberts...





et comme tous les camemberts qui se respectent, ceux-là grouillent de larves à tous les stades de croissance :







Jusqu'à la reine, grande comme deux ouvriers.


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Alerte aux frelons

Publié le par Les Malaugenoux

Les frelons sont des artistes, ils ne sont pas agressifs, c'est juste que par comparaison avec les guêpes de terre, les plus agressives de la douzaine d'espèces dont s'enorgueillit la Principauté, et dont nous avons un nid près de la frontière; étant donné qu'un frelon est cinq fois plus gros qu'une guêpe de terre, on craint le pire.
Le plus bizarre, c'est que Françoise est maintes fois allée près de leur superbe nid, caché derrière un arbalétrier du planchat,

sans les remarquer du tout, tellement le véritable artiste est discret.

Malheureusement ils ont commencé à se faire remarquer le soir, à venir butiner les ampoules du palais principal et Françoise a fini par trouver leur repaire, collé aux voliges :


En essayant de ne pas les déranger, nous sommes venus rendre hommage à leur talent d'architectes...


... et de stylistes. Ne dirait-on pas une création d'Antonio Gaudi ?


Chef d'oeuvre en péril ? Qu'en pense le (la) lecteur (trice) ?

Publié dans Faune pouletmontoise

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Sysiphe

Publié le par Les Malaugenoux

Sysiphe, roi de Corinthe, n'était pas un personnage sympathique mais il était futé. Condamné par Zeus à être enchaîné par Thanathos (la mort), il avait demandé à ce dernier de lui montrer comment fonctionnaient les chaînes et en avait profité pour reduire la mort à l'inactivité. Colère d'Arès, dieu de la guerre (une guerre sans mort, c'est pas marrant) et punition ultime pour Sysiphe, son fameux suplice, remonter un rocher le long d'une pente pour le laisser échapper près du sommet.
Nous avons retrouvé Sysiphe à Montpoulet, il remonte les murets en pierres que les coulées de boue de l'année ont balayés et qui s'ébouleront à nouveau dans quelques hivers.





Il renseigne les randonneurs de passage lorsque ceux-ci n'en savent pas déjà plus que lui (nos voisins les Français sont volontiers donneurs de leçons).


Et les visiteurs reprennent leur chemin, tout joyeux de faire partie à présent de la mythologie pouletmontoise.

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tou ou rien

Publié le par Prince Bernard-Régis

      Le « tou » (orthographe non garantie) est une canalisation traditionnelle antique, fabriquée avec des pierres plates et qui sert essentiellement de drain. Nous en avons trouvé tout autour de la maison et nos voisins nous ont expliqué que beaucoup des terres cultivées en sont pourvues pour évacuer les trop fortes précipitations et éviter les calamiteuses coulées d'argile.
      Le plus bel exemple, outre celui qui demeure visible sous l'aître et où loge le crapaud aux yeux rouges, je l'ai trouvé en creusant pour le réservoir d'eau de pluie, et soigneusement photographié :

En creusant, j'ai d'abord rencontré les couvercles, les pierres les plus plates, recyclées ultérieurement dans les niches du muret de la terrasse (du « chalet ») géothermie. J'ai ensuite très soigneusement, au pinceau (naaan, je plaisante, le balai de maçon suffit), dégagé toute la longueur du tou.


puis ôté les couvercles,

et découvert, en plus de la lumière (!), qu'ici, si les parois étaient en pierres, le fond était simplement la roche mère, en granite très dégradé, le « gore », lui-même dans tous ses états possibles d'évolution, depuis le bloc dense jusqu'au granulat sableux.
Pour satisfaire la curiosité immanquable du lecteur, voilà ce que tout cela est devenu :

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Epervier, niches et tou

Publié le par Les Malaugenoux


       Comme pour deux mésanges bleues précédemment, et au contraire d'une charbonnière qui avait survécu, la grande porte coulissante vitrée se révèle fatale pour un rapace. Nous le croyions un faucon, c'était un vrai, un épervier :


Poids plume, incroyablement, mais serres et bec acérés :
 

Le mur de soutènement de la terrasse géothermie se dresse enfin,


au béton invisible sauf au sommet, ligne d'écriture,


aux six niches en pierres plates de tou et à l'escalier intégré dans l'épaisseur comme tout autant de figures de style :

Publié dans Faune pouletmontoise

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Limousinerie et restrictions d'eau

Publié le par Les Malaugenoux

Pour faire du mortier, d'argile, de chaux ou de Portland (*), il faut de l'eau. Or nous n'avons ici qu'une source (principale et quelques secondaires) que la sécheresse met à mal :


Ce mince filet d'eau, vous diriez quel volume quotidien ?

C'est cela, entre 600 et 700 litres. Pas facile à boire mais tout bien pesé, c'est peu. Surtout quand il faut gâcher du béton pour lier les pierres.




(*) Portland, une autre péripétie des chamailleries franco-britanniques :

       C'est LE ciment qui est utilisé pour faire le béton. Il est composé principalement de silicates de calcium hydrauliques qui font prise et durcissent en vertu d'une réaction chimique à l'eau. 
       Sa mise au point a été le fruit des recherches assidues  pour produire un ciment naturel de qualité supérieure. En 1817, le français Louis Vicat découvrit le principe de l'hydraulicité des chaux et publia ses travaux sans prendre de brevet. En 1824 le britannique Joseph Aspdin déposa un brevet pour un produit semblable à celui décrit par Louis Vicat, qu'il nomma ciment Portland parce qu'une fois pris, il avait la couleur de la pierre extraite de la presqu'île de Portland, sur la Manche.

(d'après Wikipédia)
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limousinerie et restrictions d'eau

Publié le par Prince Bernard-Régis

Pour faire du mortier, d'argile, de chaux ou de Portland (*), il faut de l'eau. Or nous n'avons ici qu'une source (principale et quelques secondaires) que la sécheresse met à mal :


Ce mince filet d'eau, vous diriez quel volume quotidien ?

C'est cela, entre 600 et 700 litres. Pas facile à boire mais tout bien pesé, c'est peu. Surtout quand il faut gâcher du béton pour lier les pierres.



 

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