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au fil des jours - de temps en temps

Maurice-Jean Calvet, un Saint-Victorien d'envergure

Publié le par Prince Bernard

La principauté de Montpoulet est enclavée dans la commune de Saint-Victor en Ardèche avec laquelle nous entretenons de cordiales relations. Si cordiales que nous commençons ici une série d'hommages à ses composantes, tant personnelles que monumentales.

Maurice-Jean Calvet, un Saint-Victorien d'envergure

Au village, on l’appelait l’ambassadeur. Il ne l’était pas. On disait aussi qu’il avait été pilote de chasse. Il ne l'avait jamais été. Il habitait cette grande maison aux façades claires qui domine le village et où l’on est accueilli par une citation de Virgile : carpent tua poma nepotes ( tes neveux cueilleront tes fruits).

Á Chantelermuze, nous le connaissions linguiste puisque l'association est en possession de son mémoire de maîtrise consacré au patois de Saint-Victor et qui recense pratiquement tout le lexique de ce parler qu'on classait alors dans la famille du provençal. Plus austère pour le néophyte, peut également se feuilleter un mémoire de DESS (*) , préambule à un doctorat, et consacré à la phonologie du même patois que l'auteur considère comme un des mieux conservés et des plus authentiques de la région. On apprend dans ces mémoires que la mère de l'auteur est originaire de Saint-Victor.

Mais il y avait effectivement un peu de l’ambassadeur et du pilote de chasse chez Maurice-Jean Calvet, un petit livre vient préciser ces deux réputations : Échec au Putsch, publié , vraisemblablement par son auteur, en 1970. Les rabats de la couverture nous apprennent qu’après un doctorat ès Lettres, il a mené une carrière universitaire jusqu’à devenir directeur du Centre de Linguistique Appliquée de Dakar où il se consacra à la « décolonisation de l’enseignement du français en Afrique ». Voilà pour… l’ambassadeur.

Pour le pilote de chasse, on est plus près de la vérité puisque pendant la guerre d'Algérie il fut sous-lieutenant observateur dans une unité aérienne chargée de surveiller la frontière algéro-marocaine par laquelle se faisaient des infiltrations du FNL. Il ne pilotait donc pas (il observait) mais avait deux pilotes et leurs appareils sous ses ordres.

Maurice-Jean Calvet, un Saint-Victorien d'envergure

         La tentative de putsch en avril 1961 le fait immédiatement réagir. D’abord en paroles, ce qu’il décrit avec une étonnante minutie dans son récit. Entrant parfois en conflit avec des camarades officiers peu inclins à la rébellion ou carrément favorables au maintien de la domination française. Puis en actes puisque, dès l’appel du Général de Gaulle et son vibrant       « aidez-moi », il prépare le rapatriement de ses appareils vers la métropole. Le linguiste fait d'ailleurs une remarque inattendue à propos de la célèbre phrase du Général (« ce pouvoir a une apparence : un quarteron de généraux en retraite ») : « Nul doute que le mot « quarteron » utilisé pour la première fois dans cette acception, se révèle désormais chargé d’un sémantisme nouveau qui restera après de telles lettres de noblesse ! »

         Une traversée complète de la Méditerranée n’est pas envisageable pour ses « broussards », des avions très maniables et robustes, devenus légendaires, mais à l’autonomie limitée de 1200 km. Il opte donc pour aller demander asile à l’enclave britannique de Gibraltar. Il parvient à se procurer les cartes aériennes indispensables et décolle, apparemment sur un coup de tête, en fin de journée. De plus, un de ses pilotes, marié sur place, préfère ne pas le suivre et il lui faut donc piloter lui-même alors qu’il n’a pas encore terminé sa formation. 

         C’est là que la narration devient haletante : le commandement militaire envoie une patrouille à sa poursuite et il doit voler au ras des vagues et puis voilà  notre pilote débutant, simple appelé quoique officier, qui va devoir poser son avion sur un terrain réputé peu facile et en pleine nuit. Il se fait guider par le pilote du premier avion qui, dès que posé, se précipite dans la tour de contrôle. L’atterrissage est cahotique et se solde par la destruction d’une hélice mais l’apprenti pilote s’en tire à bon compte, est accueilli avec beaucoup de respect par la garnison britannique, peu de chaleur par le consul de France mais, par chance, beaucoup d’enthousiasme par une résidente française Compagnon de la Libération et proche de De Gaulle. C’est elle qui va le tirer d’affaire.

         Car en effet, son geste n’est ni plus ni moins qu’une désertion, surtout que le coup d’état fait long feu et qu’au bout de cinq jours tout est rentré dans l’ordre. Calvet a quelque peine à faire reconnaître que son geste était le plus indiqué mais sa protectrice lui permet d’échapper à une sanction et il quitte l’armée trois mois plus tard. 

 

 

* Thèse publiée ultérieurement sous le titre Le système phonétique et phonologique du parler provençal de Saint-Victor en Vivarais, dégagé sur la base de données instrumentales.

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La défense sournoise du pin sylvestre qu’on abat.

Publié le par Prince Bernard

 

J’ai déjà raconté comment à Montpoulet les arbres savent se défendre lorsque je cherche à les abattre, comment un pin douglas m’avait cloué sur une planche ; comment un autre m’avait envoyé à l’hôpital avec un pneumothorax et comment je m’étais planté la tronçonneuse dans le mollet en voulant débiter un troisième. Mon voisin Maurice résume tout cela en un sibilin « Le bois, c’est traître ! ». Dernier exemple en date : le pin sylvestre qui menaçait nos lignes d’approvisionnement en électricité et téléphone. Déjà une de ses branches, en se détachant, avait failli couper le fil du téléphone et tordu la cornière qui l’attache au poteau.

 

La défense sournoise du pin sylvestre qu’on abat.

Quand la nature s’attaque à votre connexion internet, on ne peut que contr’attaquer, non ? Seulement voilà, un pin sylvestre, cela vous a souvent une sorte de coiffe, des branches en parapluie au sommet (comme celui qui avait accueilli le nid de circaètes ) qui empêchent le tronc de se coucher complètement. Il faut alors tronçonner des branches qui sont en tension et qui risquent de vous éclater à la figure en provoquant le basculement de tout l’arbre sur vous.

La défense sournoise du pin sylvestre qu’on abat.

J’avais pour celui-ci consciencieusement évité tous les pièges quand je m’attaquai à une dernière branche de moins de dix centimètres de diamètre mais dont je ne voyais pas qu’elle était plantée dans le sol. Et c'est bien là que se nichait toute la sournoiserie du pin sylvestre. Crac, la blessure du bois se referma sur le guide-chaîne et ne voulut pas le relâcher. Dans un dernier sursaut, l’arbre me confisquait ma tronçonneuse !!!

Je me débattis en tordant mon engin dans tous les sens pour le dégager. Rien à faire, il fallait négocier… Finalement, j’obtins, en démontant la machine, de reprendre le bloc moteur, puis le guide-chaîne. Le pin sylvestre gardait la chaîne en otage.

Bon, je l’avais bien eu, finalement, parce-que, hé hé… j’avais une deuxième chaîne.

La défense sournoise du pin sylvestre qu’on abat.
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Boun djou boun an

Publié le par Prince Bernard

Bonne année !

Sortons de nos tours crénelées

pour aller trouver la lumière là

où nous ne la savions pas !

Boun djou boun an
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Rebond de chaîne

Publié le par Prince Bernard

La chaîne était fraîchement affutée, elle est entrée facilement dans mon mollet. Mais pratiquement sans douleur, alors j’ai cru à une égratignure et comme je n’étais pas seul je me suis dit que je regarderai plus tard, pour affoler personne, et puis j’ai senti couler, j’ai relevé la jambe du pantalon, la chaussette était toute imbibée de sang.

 
Rebond de chaîne

« Elle est comment la plaie, elle est nette ? » La jeune interne avoue ne pas supporter la vue du sang. Je suis en de bonnes mains.

Non, pas nette, la plaie. Une tronçonneuse, c’est pas fait pour couper net, surtout pas la viande. Quand je m’assieds aux pieds de Françoise et de son cousin Roger, il me faut la paume et le pouce pour recouvrir la plaie et comprimer. Pas nette, la plaie, béante pour tout dire, comme une bouche ouverte avec deux becs-de-lièvre, au moins. Cela retourne le cœur.

« Comment remonter à la maison ? s’inquiète Françoise, avec un rien de panique dans la voix. Aucune voiture ne peut arriver ici. Tu peux pas conduire le tracteur… tu es tout blanc ! Bon, déjà, je vais aller chercher une compresse.

— Y’a que les pompiers qui pourraient t’emporter sur un brancard, résume Roger, tu veux que j’aille les appeler ; je peux te laisser tout seul, tu vas pas tourner de l’œil ? »

Á l’hôpital, parmi toutes ces blouses blanches qui vont et viennent on ne sait pas pourquoi, la seule façon de reconnaître les médecins, c’est qu’ils portent un stéthoscope sur les épaules. Cela ne sert qu’à cela. Montrer qu’ils sont médecins. La jeune interne, un modèle fluet et modeste de jeune femme timide, du genre douée en maths mais pas en couture, le garde dans sa poche, on en aperçoit juste un bout de tuyau. Mais j’ai pu lire son étiquette de pochette.

« Mon neurologue m’a expliqué que c’était un concours comparable, statistiquement, à l’agrégation pour les enseignants, vous avez donc passé le concours de l’internat ?

— Oui, hélas !

— Décidément, me dis-je, je ferais peut-être mieux de me recoudre tout seul… Et pour la tester : Euh, vous avez vu comme le muscle continue à bouger, on dirait qu’il cherche à se réparer tout seul, c’est du péristaltisme, n’est-ce pas ?

— Vous avez fait médecine ? »

En fait c’est moi, me souvenant que je venais d’écouter Fun Radio sur mon téléphone tout l’après-midi, qui ai appelé les pompiers. Á la Préfecture, l’homme au téléphone ne trouvait ni ma commune, ni mon lieu-dit. Il croyait que je me trompais de département. Perte de temps : quand il m’a dit je vous passe un médecin, ma batterie était morte.

C’est là que j’ai entendu ce bruit de tôle, vraiment bizarre. Serait-ce le voisin Maurice, réquisitionné par Françoise, qui viendrait avec un tracteur brinquebalant ? Le chemin est pourtant trop étroit, seul mon japonais peut passer.

Rebond de chaîne

« Oui, il était question d’envoyer la cavalerie pour venir vous sauver, Monsieur, m’explique l’infirmière, arrivée dans un troisième véhicule…

— Ah oui, vous seriez venue à cheval ? Je joue sur les mots mais elle ne saisit pas.

— Non, bien sûr, mais ils avaient alerté un hélicoptère, les blessures à la tronçonneuse, on connaît, c’est grave. Puis, s’adressant aux pompiers : dites-moi, votre chut, il date de Mathusalem !

— Non, ce n’est pas le nôtre, c’est sa dame qui l’a fourni.

— Ma femme, je le dis toujours, c’est la Samaritaine.

— Très bien, ça a bien arrêté l’hémorragie, mais maintenant ils n’ont plus ces petits crochets.

— Effectivement, je m’en étais enfoncé un dans la peau, ça m’a fait mal ! »

Les jeunes pompiers, je les connais presque tous, un ancien élève, un ancien voisin, un qui est déjà venu pour un incendie… ils me racontent leurs autres interventions pour « rebond de tronçonneuse » : Y’avait ce type qui faisait du bois au-dessus de Vaudevant… on lui voyait plus l’œil, la lame lui avait tranché la gueule du front au menton, le nez était en lambeaux et l’œil, on l’a cherché, mais on l’a pas trouvé, alors on l’a emmené comme ça aux urgences… »

Le bruit de tôle, c’était Françoise avec une brouette (naïf et touchant) et avec la Compresse Hémostatique d’Urgence, le fameux chut (futé et efficace). Elle rappelle le 18 pendant que je me panse. Et comme le pansement me libère la main, je me lève, je remets la tronçonneuse dans son étui, l’étui dans la benne du tracteur…

« Reste couché ! faut rester couché ! Monsieur, il veut remonter tout seul ! »

— (Le 18 au bout du fil) : arrêtez-le, faut pas qu’il bouge !

— Il veut démarrer son tracteur !

— Empêchez-le, empêchez-le !

— Il n’écoute rien... assis-toi, on te dit ! »

Je n’allais quand même pas laisser les pompiers, pour une bêtise de débutant, me transporter en brancard sur 400 m de mauvais chemin. C'était aussi, quand même, le moment ou jamais de jouer les héros, mais dans l’émotion j’oubliai de solliciter les bougies de chauffe, et le moteur hésita quelques anxieuses secondes avant de démarrer. J’allais de mieux en mieux.

 

« Qu’en pensez-vous ? me demande la frêle interne,

— Très joli rôti de porc, combien de points ? Vous savez que c’est au nombre de points de suture qu’on reconnaît les plus belles blessures ?

— Voyons… deux points renforcés au centre, deux petits points aux extrémités et un, deux trois quatre points normaux, sans compter celui résorbable à l’intérieur. »

Et bien si, finalement, douée en couture !

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Á montpoulet on ne plume pas que les poulets

Publié le par Prince Bernard

Inspiré par un village français voisin où les habitants étaient tellement jaloux du bruit et de la fureur des villes qu’ils ont créé un quartier à l’image d’une banlieue, avec un mur dûment tagué et qu’il ont baptisé Le City, Notre Prince a décidé aussi de faire pareil qu’en ville : une sorte de salle de musculation où l’on se rendrait obligatoirement sans se fatiguer pour pouvoir mieux s’y fatiguer. La fatigue pour laquelle on paye est sans doute meilleure que celle pour laquelle on est payé.

Ici, faute de bâtiments, les appareils sont au grand air. Il y a un plumo-pi (plume-pin), autrement dit un écorçoir, qui vous développe les deltoïdes mieux qu’un anabolisant.

Á montpoulet on ne plume pas que les pouletsÁ montpoulet on ne plume pas que les poulets

Il y a le fameux échenilloir dont j’ai déjà vanté les mérites, non pour éradiquer les processionnaires dont il vaut mieux laisser quelques cocons pour nos coucous, nos mésanges charbonnières et nos huppes fasciées, mais bien, l’engin à bout de bras pour atteindre le sommet des pins, pour tonifier le grand droit de l’abdomen.

Á montpoulet on ne plume pas que les pouletsÁ montpoulet on ne plume pas que les poulets
Á montpoulet on ne plume pas que les poulets

Enfin, l’appareil le plus rustique mais sans doute le plus complet car il muscle à la fois les bras, les jambes, le ventre et le dos, c’est le balais (ici de maçon, mais l’antique balaï à base de genêts convient aussi) pour déneiger les rails d’accès à la Principauté.

Á montpoulet on ne plume pas que les pouletsÁ montpoulet on ne plume pas que les poulets
Á montpoulet on ne plume pas que les pouletsÁ montpoulet on ne plume pas que les poulets
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À la recherche de la pastille perdue

Publié le par Prince Bernard

             La Principauté de Montpoulet est un repère pour les pilotes de chasse. Elle jouxte un point géodésique coté, ce qu'on peut vérifier sur n'importe quelle carte Michelin ou IGN, à l'altitude 687,7 m, une précision diabolique. Dans les années soixante, selon le témoignage de nos voisins du Royaume de Piquet où se trouve le point, les géographes, escortés par la gendarmerie, on ne sait jamais, étaient venus planter mâts et voilures sur ce sommet pour qu'il apparaisse sur les photos aériennes. En repartant, ils avaient laissé trois pastilles de bronze enchâssées dans trois rochers disposés en triangle isocèle, voire équilatéral. La visite de la Principauté n'est pas complète tant qu'on n'est pas allé faire griffer ses jambes par les ronces qui, jalousement, protègent les pastilles. 

            Mais voilà deux fois que j'emmène là-haut des visiteurs sans retrouver la troisième pastille, la plus grosse, mais aussi la seule au niveau du sol, dans une roche enterrée.

            Je profite donc du passage de demoiselles qui n'ont pas froid aux yeux pour partir à la recherche de la pastille introuvable : (les photos sont de Philippe, le papa de deux des demoiselles.)

Nous commençons par une pause au dolmen authentique ( j'en sais quelque chose, c'est moi qui l'ai fait )

Nous commençons par une pause au dolmen authentique ( j'en sais quelque chose, c'est moi qui l'ai fait )

Je vérifie mon état de santé en escaladant le gros cèdre près du sommet...

Je vérifie mon état de santé en escaladant le gros cèdre près du sommet...

Nous nous recueillons un instant au pied du sarcophage de l'ancêtre athée (sa plaque dit « je ne croirai en un dieu que quand il m'aura ressuscité »)...

Nous nous recueillons un instant au pied du sarcophage de l'ancêtre athée (sa plaque dit « je ne croirai en un dieu que quand il m'aura ressuscité »)...

...pour cheminer ensuite sur le mur d'enceinte de l'oppidum pré-celtique, sis en frontière avec le Royaume de Piquet.

...pour cheminer ensuite sur le mur d'enceinte de l'oppidum pré-celtique, sis en frontière avec le Royaume de Piquet.

Il faut bien finir par se trancher un passage au sabre d'abattis dans les ronces.

Il faut bien finir par se trancher un passage au sabre d'abattis dans les ronces.

Se regrouper autour du premier gros rocher empastillé...

Se regrouper autour du premier gros rocher empastillé...

... soulever avec précaution la pierre plate qui la protège...

... soulever avec précaution la pierre plate qui la protège...

...et admirer la première pastille de bronze enchâssée.

...et admirer la première pastille de bronze enchâssée.

 

… chercher quelques secondes le sens de l'inscription et continuer la quête que nous raconterons dans l'épisode suivant.

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Qui est le premier de l'œuf ou de la poule : enfin la réponse !

Publié le par Prince Bernard

Qui est le premier de l'œuf ou de la poule : enfin la réponse !

L’Université Citoyenne (ça fait chic, citoyen, vous trouvez pas ?) de la Principauté de Montpoulet (des chercheurs qui ne geignent pas, ne rouspètent pas, ne réclament aucun poste pour leurs potes, tellement contents qu’ils sont de n’avoir pas à aller travailler en usine), à l’instar de cet Ardéchois qui récemment prétendait avoir trouvé l’énergie perpétuelle, vient de résoudre le paradoxe de l’œuf et de la poule. Ils se sont complètement passé de poule et de la douzaine d’œufs qu’ils avaient mis en couveuse, cinq poussins ont éclos, toujours sans l’aide d’une poule (ils ont eux-mêmes pratiqué les césariennes dans les trois cas où cela se présentait mal… pas forcément par le siège). Pour continuer à se passer de poule et vérifer jusqu’au bout que l’œuf était bien premier, ils ont fabriqué une sorte de cloche en grillage avec ampoule infrarouge incorporée pour faire aussi bien qu’une poule en matière de chaleur et de protection.

On leur a vivement conseillé de donner des prénoms à ces premiers poussins nés sans poule. Ils manquent d’inspiration avouent-ils, aussi ne vous les présenteront-ils qu’avec des numéros, dans l’ordre exact des éclosions.

Numéro un, brun. Numéro deux, bleu. Numéro trois, plus blanc que blanc. Numéro quatre, cou nu, future pondeuse hors pair. Numéro cinq,  petit dernier.
Numéro un, brun. Numéro deux, bleu. Numéro trois, plus blanc que blanc. Numéro quatre, cou nu, future pondeuse hors pair. Numéro cinq,  petit dernier.
Numéro un, brun. Numéro deux, bleu. Numéro trois, plus blanc que blanc. Numéro quatre, cou nu, future pondeuse hors pair. Numéro cinq,  petit dernier.
Numéro un, brun. Numéro deux, bleu. Numéro trois, plus blanc que blanc. Numéro quatre, cou nu, future pondeuse hors pair. Numéro cinq,  petit dernier.
Numéro un, brun. Numéro deux, bleu. Numéro trois, plus blanc que blanc. Numéro quatre, cou nu, future pondeuse hors pair. Numéro cinq,  petit dernier.

Numéro un, brun. Numéro deux, bleu. Numéro trois, plus blanc que blanc. Numéro quatre, cou nu, future pondeuse hors pair. Numéro cinq, petit dernier.

 

Ils sont heureux et fiers finalement de vérifier par l’expérience l’affirmation de Samuel Butler selon qui le primordial serait l’oeuf et que « la poule est seulement un moyen pour l’œuf de faire un autre œuf »(...a hen is only an egg's way of making another egg.).

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Le Prince, un has-been ?

Publié le par Prince Bernard

Mais ne vaut-il pas mieux être un has-been plutôt qu'un wannabe ?

Première défaite en finale de Questions pour un Champion en 1992,

Troisième défaite (la deuxième n'a pas été enregistrée), cette fois dès les éliminatoires des Masters.

Enfin un jeu où je gagne... un an de produits de beauté.

Et un autre où j'emporte 2000 FF de l'époque, soit 500 € de 2013.

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Des arbres bien sages

Publié le par Prince Bernard

C’est ainsi qu’on aime les arbres, ici, bien rangés, bien calibrés à un pied six pouces (Commonwealth oblige), tout prêts à faire diminuer les factures d’électricité.

Des arbres bien sagesDes arbres bien sages
Des arbres bien sagesDes arbres bien sages

... et non pas à se dresser vers le ciel comme des prétentieux, à pomper l’eau de nos source, à faire de l'ombre et à nous priver de cet effet de serre qui nous diminuerait encore nos factures. 

Douglas rouge comme châtaignier rose, tilleul ocre, robinier jaune et cerisier bicolore.

Des arbres bien sagesDes arbres bien sages
Des arbres bien sagesDes arbres bien sages
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Fourbir ses armes

Publié le par Prince Bernard

Fourbir ses armes

Ici, point d'épée, point d'obus, point d'arme de... poing, pour lutter contre la nature envahissante, il en faut une qu'on tienne à deux mains, il en faut une qui rugisse et dont les multiples lames coulissent, il faut une tronçonneuse.

Et la fourbir, c'est en affûter la chaîne.

 

Fourbir ses armes

J'ai quinze chaînes, je n'ai donc à affûter qu'une ou deux fois par an. J'utilise une meule électrique dont le ressort a été remplacé par une chambre à air de vélo. S'il fallait un autre point commun que la chaîne avec le vélo, le voilà. Le réglage (30° dans un sens, puis dans l'autre) étant effectué, l'affûtage devient de l'abattage, la meule s'abat et ravive les gouges.

Fourbir ses armes

Et voilà... l'acier trempé meulé peut briller au soleil et faire trembler les fibres ligneuses.

Fourbir ses armes

Mais il reste le plus délicat : pour que les gouges affûtées puissent pénétrer dans la fibre, il faut rogner les guides de profondeur à l'avant des maillons. La théorie voudrait que ce dernier soit plus bas que la gouge d'un demi-millimètre. La réalité fait que je rabote, avec la meule électrique qui n'est pas prévue pour cela, au petit bonheur la chance. Cela constitue l'élément de glorieuse incertitude, la touche de poésie ajoutée à un ensemble bien prosaïque.

Bis repetita placent en 2017

Bis repetita placent en 2017

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