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au fil des jours - de temps en temps

Catapulté

Publié le par Prince Bernard

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Ceux et celles à qui je fais de la peine chaque fois que je tonitrue mes exploits d'abatteur d'arbre, je les rassure : les arbres savent se défendre, il y en a encore un qui vient de me mettre au tapis et il a fallu miracle pour que je m'en sorte vivant et valide. La Principauté, c'est ma fierté, est demeuré un espace primaire d'aventures où l'on se gausse du principe de précaution.

Mais cela fait mal parfois.

Il était déjà arrivé qu'un arbre me cloue au lit, et là c'est un autre qui m'a asséné un tel coup de bélier qu'il m'a catapulté sur plusieurs mètres. Vocabulaire médiéval, n'est-ce pas ? Celui qui m'avait cloué au lit, si on a le temps, on peut aller lire 
là ce qu'il est advenu (non, pas brûlé mais, comme les taureaux qui se battent bien et encornent le toréador, il a été épargné et il trône dans la salle à manger).
Celui-ci, ce n'est pas moi qui l'ai abattu, je le jure, mais il fallait bien que j'en fasse quelque chose. C'est le vent ou la neige, je ne sais plus, qui l'avait carrément déraciné et cela vous a une telle allure, un gros arbre déraciné, avec ses racines à l'air, un peu comme un homme sans pantalon, quoi, qu'il fallait bien faire quelque chose. J'ai commencé à le débiter par la pointe, en mesurant bien les bûches, carter sur coupe fraîche, coup de chaîne au bout du guide, un pied six pouces (le poêle-cheminée est de conception belge) et puis je suis arrivé sur l'obstacle.

L'arbre était tombé entre ses frères qui l'avaient plié, cintré, bandé comme un arc ; il était comme un ressort comprimé, un membre arqué contraint par un boxer trop exigu, tout prêt à sauter, à se détendre. Pour se défendre. Et à cet endroit le tronc faisait bien 30 cm de diamètre.

J'ai pris le temps de réfléchir, je craignais de coincer la chaîne. J'ai bien identifié où les fibres allaient se resserrer sur elle. Il me fallait donc faire l'entame là mais ne pas y rester. J'ai trop pensé à la chaîne et pas assez à moi, je me suis placé de l'autre côté, du côté où ça ne risquait pas de coincer la chaîne, certes, mais vers où le coup allait partir.

Comme une explosion, dans les côtes côté cœur. J'ai été projeté à deux bons mètres, étendu dans les babets, souffle coupé, l'esprit vacant puis soucieux de sang : où la tronçonneuse, rabattue sur moi par le tronc, m'avait-elle entaillé ? Nulle part, merci Herr Stihl pour votre blocage de chaîne sur rebond. Par contre, tout soudain, la douleur dans les côtes !!!

Cet arbre-là, pour l'instant j'ai épargné ce qu'il en reste, le plus gros ; juste ébranché, et j'attends l'avis des aficionados, pouce en l'air ou pouce en bas ? Et pour en faire quoi ?

Pour l'instant, j'en ai fait ce bac à fleurs, mais il en reste dix fois plus long.

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Vive le changement climatique...

Publié le par Prince Bernard

... cela nous refait de vrais hivers : troisième épisode neigeux sur Montpoulet :

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      Le fameux escalier dont on ne peut plus distinguer les essences...


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Les arbres dont certains n'auront pas besoin d'être abattus à la tronçonneuse, la lourde neige s'en sera chargée...


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Les poules confinées sous un plafond inattendu : le neige ne passe pas à travers les mailles du filet antiaérien (anti-rapaces !)...


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... ou carrément parties en expédition polaire, à la queue leu leu.

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Bonne année 2013 réchauffée

Publié le par Prince Bernard

Bonne année de Montpoulet où s'est produit un réchauffement subit et massif.

 

On nous le promettait depuis tellement longtemps qu'en cet hiver trop clément nous n'avons pas été surpris de voir la mer élever son niveau jusqu'à venir lécher les premières terrasses de la  Principauté. Les arbres, sous l'effet du manque soudain de précipitation, ont laissé place au rocher nu et naturellement, nous avons dû quelque peu adapter l'architecture des bâtiments pour coller au mieux à ces nouvelles conditions climatiques.

 

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Froid, moi ? Jamais ! Je me chauffe à l'essence.

Publié le par Prince Bernard

 

Oui, je me chauffe à l'essence. Alors, je vous entends déjà vous demander de quel jeu de mots je vais être capable. Vous vous dites sans doute qu'à l'instar de Jean de Florette qui voulait cultiver l'authentique, je vais faire dans le spirituel et prétendre à la chaleur de l'essentiel, prétendre qu'à approcher du sens profond de la vie, de la substantifique moelle de toutes choses, l'on se réchauffe le cœur et les arpions autant que l'esprit. Pas du tout. Vous vous attendez peut-être, qui sait, me connaissant mal, à me voir donner dans l'huile essentielle et ses vertus de panacée multicartes. Mais il ferait beau voir que je me lance, à mon âge, dans le New Age et ses niaiseries. Non, c'est bien du Sans Plomb 95 que je parle.

Cela ne me coûte pas cher, à peine dix litres par an, et cela me réchauffe même à l'extérieur de la maison. C'est pas nouveau, cela ne vient pas de sortir, c'est bio, local et équitable puisque je ne traite pas, je ne sors pas de chez moi et tout le benéfice me revient. Et forcément, avec une aussi petite quantité d'énergie fossile brûlée par an, cela me fait une empreinte carbone en béton armé... ou en or massif... enfin, je vous laisse le choix de l'image.

Evidemment, et oui, y'a un truc, il ne faut pas brûler cette essence dans une chaudière banale, ni même dans un réchaud de camping. Moi je la verse dans une petite machine révolutionnaire qui ne mesure pas plus de 70 cm de long     sur à peine 15 de large et de haut. Cette petite machine a eu le grand mérite de remplacer les va-et-vient d'un outil millénaire par le mythique cercle sans fin du mouvement perpétuel. Cette petite machine, surtout, je ne la garde pas dans la maison, elle y ferait trop de bruit.

 

Non, pour le chauffage, je l'emporte au loin dans la forêt et là, grâce à la chaîne à dents qui tourne autour du bras de la machine, j'abats et je débite des arbres, ce qui commence à me réchauffer pas mal, même quand il gèle, et j'enfourne les bûches ainsi produites dans notre poêle-cheminée. Et finalement, tout ce que je paye, ce n'est bien que de l'essence.

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Sépulture mystérieuse à Montpoulet

Publié le par Prince Bernard

Je raconterai un jour comment Montpoulet a servi de brouillon pour Macchu Picchu mais là, c'est d'abord à Nazca que j'ai pensé en découvrant sur des photos aériennes des lignes droites se coupant à angle droit sur la terrasse où nous avions installé le poulailler en 2002.DSCN2544.jpg

J'ai  aussitôt fait vrombir la mini-pelle et me suis mis à creuser. Je suis d'abord tombé sur une sorte de couverture, DSCN2551.jpgcomme un sépulcre en laine de mammouth (laineux) albinos qui semblait protéger de longs cylindres en bois fossilisé,  sans doute pour indiquer le chemin dans le labyrinthe de l'au-delà.DSCN2528DSCN2527.jpg En dessous, un épais lit de pierres de granite, tandis que tout autour il ne s'agit que d'argile.

Et puis crac, l'accident. Alors que je revenais au-dessus de la tranchée que je venais de creuser, une chenille de chaque côté, un bord cède et la machine s'enfonce jusqu'à la tourelle, d'un coup. Sans ceinture, j'étais éjecté. Un moment de panique m'empêche d'envisager une solution. Tourelle bloquée, je ne peux pas compter sur le bras pour me soulever du côté enfoncé. Je pense à mon propre ensevelissement.DSCN2560.jpg

(Je voudrais être enterré ici à Montpoulet, sous l'immense pierre que j'appelle le dolmen, mais je ne suis pas sûr d'obtenir l'indispensable tolérance autrefois accordée aux protestants. Le plus sûr serait de m'enterrer moi-même sans qu'on puisse me déterrer. La solution je la tiens maintenant : soulever la pierre avec la mini-pelle, me glisser dessous et par une simple ficelle, tirer sur la manette qui libérera la pierre.)

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Et la solution vient, une pédale que je n'utilise jamais et qui permet de faire tourner le bras en gardant la tourelle immobile. Au bout de trois minutes, j'ai libéré la machine et bientôt je comprends , en apercevant une clavicule dans le godet, DSCN2594.jpgque l'affaissement n'était pas dû au hasard. Il y avait là une cavité, une sépulture, voilà maintenant un fémur.

 

Je continue à la truelle et dégage progressivement tout le grill costal. DSCN2569.jpg

Tiens, de la matière noire, on dirait des branchettes calcinées... crémation rituelle ? Tentative de faire disparaître un cadavre gênant ? DSCN2574.jpgDes côtes, je passe à la colonne vertébrale qui me mène à un humérus et ce qui semble bien être des dents,DSCN2577.jpg oui, c'est le dessous du crâne.DSCN2579.jpgLa mâchoire fait penser à un hominidé presque équidé...

Ah, voilà le crâne, des cornes, donc sans doute période crétoise. Pas étonnant, avec ce labyrinthe... Savait-on où était enterré le Minotaure ? Maintenant on le sait.

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Les poules : le retour

Publié le par Prince Bernard

      Bien m'en a pris d'aller donner un coup de fil au poulailler, j'ai ainsi pu identifier le coupable.

       Je précise pour les citadins  que « donner un coup de fil au poulailler » ne signifie pas que notre poulailler soit équipé d'une ligne téléphonique, ni même qu'il faille s'y rendre pour capter un réseau, non, cela signifie  couper herbes et broussailles avec une débroussailleuse portable sur laquelle on a monté , non pas une lame, mais une tête dont émergent quatre fils très résistants auxquels même un grillage en fer ne résiste pas.

        Futé mais pas bison, le criminel avait caché son trou derrière un rouleau de grillage que je me suis empressé d'utiliser pour doubler l'existant troué. Un trou typique de renard, d'à peine 20 cm de diamètre, mais par où Goupil parvient à extraire ses victimes. J'en ai d'ailleurs retrouvé quelques plumes candides que j'ai envoyées au laboratoire pour analyse ADN.

 

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       Bien m'en a pris surtout parce que les poules sont de retour à Montpoulet. Pas de la poule commune à se laisser trucider par le premier Zorro venu, non, de la poule de choc : un croisement entre coq de combat et vautour (femelle) d'où leurs cous dénudés et regards d'acier. Cela leur donne d'ailleurs tout à fait l'allure de vélociraptors et je ne doute pas que le prochain voleur de poules en conçoive une jaunisse en les voyant et décampe sans demander son reste.

 

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Plus de poules à Montpoulet

Publié le par Prince Bernard

Nos poules au port altier, à la cuisse légère et aux sot-l’y-laisse succulents attisent la convoitise des barbares qui entourent notre petite maison dans la forêt : buses variables et éperviers communs, autours des palombes aux yeux rougeschiens errants aux yeux de rage et naturellement, renards roux et fouines grises.

 Nous nous sommes protégés des premiers en installant des filets, des seconds en renforçant la porte qu’ils avaient défoncée, mais les renards ont pour eux la ruse d’agrandir la moindre des failles dans la maille de la grille, patiemment, consciencieusement, jusqu’à obtenir un trou d’à peine 15 cm de diamètre, bien caché par quelque herbe folle et par lequel ils arrivent non seulement à entrer mais à extirper les corps de leurs victimes. Il fallait bien prendre une mesure énergique et d’envergure.

Aussi avons-nous décidé de faire d’une pierre deux coups : institutionnaliser la chasse au renard pour en réduire le nombre et en même temps nous angliciser davantage pour augmenter nos chances d’être admis au sein du Commonwealth. C’est à Roger que revint le mérite du premier gibier, un superbe mâle qu’il a occis d’un coup de... binette. Il est clair que la méthode n’est pas très anglaise. La chasse au renard chez les sujets de sa majesté ne se fait pas à binette mais à courre avec de nombreux chiens limiers. Nous avons évidemment dû adapter la tradition au terrain particulièrement accidenté de Montpoulet. Donc la binette. Roger, déjà fait par nous Marquis de la Ronce pour son travail consciencieux au jardin, fut ainsi nommé « Grand Veneur » pour le courage exceptionnel dont il fit preuve dans cette chasse. Et la nouvelle se répandit chez les goupils. Plus aucun d'entre eux ne s'est plus risqué à portée de binette.

Mais il y eût plus récemment la fouine. Il y a un mois environ. La clameur de la basse-cour a attiré mon attention vers six heures vingt. Je me suis précipité mais le poulailler est loin. J'ai juste aperçu la bête, de la taille d'un chat, mais plus effilé, comme un écureuil mais moins roux, qui s'échappait le long de la pièce oblique qui sert de contrefort à un poteau. Au sommet, un trou dans le filet. Au pied, deux pondeuses, l'une égorgée, l'autre entamée. Deux survivantes et un disparu, le coq nain au cocorico d'airain. On nous a dit que les fouines ne faisaient que saigner, n'emportaient pas. Mais de coq nain, point. Alors ?

Et ce 29 avril an 12 est tout de tristesse, les deux dernières poules ont disparu. Certainement à la faveur de la nuit de tempête, alerte orange, qui vient de sévir : elles n'ont pas touché au blé que je leur ai servi hier soir. Disparition mystérieuse. Le vent a déplacé le filet et a créé un trou à deux mètres du sol. Comment un prédateur peut les avoir déménagées à cette hauteur-là ? Et puis pas une seule trace de lutte, pas une plume ! Pas un cadavre.

Cependant la poule est maintenant une espèce en voie de disparition à Montpoulet. Mais que fait le Fond double Vé ?

 


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Crépines, caillettes et sourciers

Publié le par Prince Bernard

Ah, la tête des archéologues !

... quand dans plusieurs siècles ils déterreront ma crépine de compétition.

 

         Gourou Gore a beau nous avoir bien menti sur le réchauffement de la planète, il y a des étés à Montpoulet où il faut se rabattre sur le Crozes-Hermitage tellement l'eau se fait rare. Nous dépendons entièrement de nos sources. La principale n'a jamais tari. La deuxième qui coule directement dans la cuisine (voyez l'épisode précédent) rend l'âme dans l'été pour ne ressusciter qu'à la première neige. J'en ai donc capté une troisième. Cela se fait normalement au moyen d'une crépine. Mais je n'en avais pas, j'ai donc innové dans l'art récupérateur.

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C’est le balai d'un aspirateur de piscine que j’ai adapté. Comme il s’agit d’un aspirateur par effet Venturi, cela ressemble à un balai de navette spatiale, avec ses deux moignons et son tuyau, que l’on aurait emmaillotés de moustiquaire. Et puis, bien clairement, sur le plastique bleu qu’on nous dit devoir durer une éternité, les mots « fabriqué en Chine » : première enigme pour l'archéologue du futur. Posée sur un lit de grosses pierres, sous un mètre d’argile au milieu de la prairie pentue, pour alimenter la Potte aux Grenouilles où je branche une pompe pour arroser le jardin… Ah la tête des archéologues !

 

Puis, avec toute la prétention qui me caractérise, j'ai réalisé deux plaques commémoratives :

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(Visiteur du futur, attention, la crépine n'est pas de porc)

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(Crépine à effet Coriolis – 3è source. BMx an XI)

... des inscriptions qui, bien avant leur future découverte, méritent une petite explication de texte (à leur découverte, ce sera bien pire : une nouvelle pierre de Rosette !).

              Crépine est un mot polysémique, comme disent les savants. Il désigne aussi la membrane graisseuse (et ajourée, à la manière du crêpe, l'étoffe, son étymologie) qui entoure les viscères de certains mammifères comme le cochon. Cette crépine-là est utilisée en charcuterie et notamment pour la fabrication des caillettes. La princesse vient d'en fabriquer 240. Une tradition de bon « mesnage des champs » : arrivée la fin de l'été, toutes les « herbes » du jardin, blettes, chou et épinards, sont cuites et mélangées à de la viande de porc, dont la tuade est aussi de cette saison.

               Caillette, d'ailleurs, a aussi sa polysémie : notre ami vétérinaire, l'auteur des hystérectomies de cet été, nous a confié qu'il « en faisait aussi des caillettes ». La caillette étant également cette partie des estomacs des ruminants qui termine la digestion. La plus développée chez le veau, c'est elle qui digère le lait après l'avoir « caillé ». C'est là qu'on prélève la présure pour fabriquer le fromage. Ce qui me fait penser au « caille-lait » dont se nourrissent exclusivement les « crache-sang », cet adorable coléoptère encore préservé à Montpoulet. Mais revenons à nos moutons : « faire une caillette », pour un vétérinaire, c'est la remettre en place alors qu'anormalement déplacée à gauche, elle ne remplit plus ses fonctions et constitue une menace mortelle pour l'animal.

               L'observateur attentif aura remarqué que j'ai barré à la peinture l'inscription gravée « coriolis » puisque c'était une lamentable confusion avec l'effet « venturi ». La corriger carrément n'eût servi à rien puisqu'il y a fort à parier que dans plusieurs siècles la peinture aura disparu et que ne subsisteront que les mots gravés dans le béton (elle n'avait d'intérêt, cette peinture, que pour le visiteur de cette page ; tiens, existera-t-elle encore ?) et que ce « coriolis » sera une autre énigme voire le sujet d'âpres débats entre spécialistes de l'épigraphie)

                 Il y a de l’eau partout ici. Dès que je creuse, j’en trouve de petits filets à faible profondeur. Poser les deux fosses septiques m'a imposé d'installer des drains : pour la première, l'eau finissait par liquéfier l'argile dont la masse courba la fosse. Un paradis pour les sourciers. Si j’étais malhonnête je me dirais des leurs. Mais il faut tordre le cou aux croyances moyenâgeuses. Et plutôt que de demander à un sourcier où il y a de l'eau, il conviendrait plus logiquement de lui demander où il n'y en a pas du tout, à aucune profondeur. Je suis sûr que cela le mettrait bien dans l'embarras.

 

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Ah, si j'avais connu Allègre et Courtillot

Publié le par Les Malaugenoux

Ah, si j'avais connu Courtillot et Allègre et si je n'avais pas écouté Gourou Gore, c'est beaucoup plus profond...

 

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que j'aurais enterré mes tuyaux,

et nous n'aurions pas eu à nous contenter de la source intérieure,

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ni à shunter le système par un tuyau d'arrosage

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dont il faut extirper les glaçons tous les matins.

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L'eau du réservoir ne se serait pas caparaçonnée de multiples couches de glace

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et il n'eût pas fallu acquérir à grands frais un cordon chauffant...

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pour essayer de faire fondre les bouchons cachésDSCN2200.jpg

et nous aurions attendu la banquise de pied ferme

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et installé notre baignoire au chaud 

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Ah, si j'avais Allègre et Courtillot connu

et point Gourou Gore bêtement cru...

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Oxymores

Publié le par Les Malaugenoux

Le réchauffement climatique tire ses langues de verre pointues partout :

 

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en fait des fleurets qui fondront,

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des colonnes brûlantes de désir contenu ;

 

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la chaleur engorge gargouilles et gouttières

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et fige les vagues de la source du tou

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en une brillante confiture qui embrasse tout

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