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Le cruel massacre de la martre

Publié le par Prince Bernard

Nos amies les bêtes, ter

Comme je l'écrivais déjà il y a deux ans, nos poules au port altier, à la cuisse légère et aux sots-l'y-laisse succulents attisent la convoitise des sauvages qui nous entourent, mais cette fois, c'est le bouquet, il ne s'agissait même pas de croquer cuisse ou poitrine, il ne s'agissait que de sucer le sang. Ce fut alors un génocide sans révision possible : il n'y eût ni rescapée ni survivant. Les victimes étaient éparses, dans tous les coins où la bête immonde les avait coincées, livides et comme sortant du bain puisqu'il avait abondamment plu. Les larmes me montèrent aux yeux en imaginant la scène. Cela avait dû longtemps durer. Elles avaient dû m'appeler, normalement les cris m'éveillent mais là, l'orage... La bête les avait assaillies l'une après l'autre, avait fait son affaire pendant que les futures victimes erraient aveugle à la recherche de l'illusoire protection d'un recoin. Et il n'en resta pas une de vive. Alors, cette bête immonde, un vampire ? Vlad l'Empaleur ? Le fameux Comte Dracula ? Un zélé du centre de transfusion sanguine ? Non, d'après nos voisins, c'est la fouine, de la famille des martres, mais à qui l'on doit le verbe fouiner et l'adjectif chafouin, rien de bien.

Le cruel massacre de la martre
Le cruel massacre de la martreLe cruel massacre de la martre
Le cruel massacre de la martreLe cruel massacre de la martre

Il y a deux ans déjà j'écrivais déjà que les renards avaient pour eux la ruse d'agrandir la moindre des failles dans la maille de la grille, patiemment, consciencieusement, jusqu'à obtenir un trou d'à peine 15 cm de diamètre, bien caché par quelque herbe folle. Et bien quid de la martre, ou fouine ? Même pas caché, le trou, et d'au moins vingt centimètres :

Le cruel massacre de la martre

Publié dans Faune pouletmontoise

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Le rapt rhapsodique du rapace

Publié le par Prince Bernard

Nos amies les bêtes, bis

Alerté par les cris, je n'eus que le temps... de me munir d'un vieil échalas en robinier. Il me fallait procéder comme avec les vipères : immobiliser la bête avec le bâton et lui saisir les pattes. Les vipères n'ont pas de pattes ^^ ? Bon alors, lui saisir les serres : cela correspond à la tête de la vipère, c'est avec cela qu'il attaque, pas avec le bec, en tout cas pas moi, il me fixe de ses yeux ronds comme si je l'hypnotisais.

Le rapt rhapsodique du rapace
Le rapt rhapsodique du rapace

Il a déjà mangé presque tout le côté d'une des poulettes que nous avons créées sans poule. C'est la trente-et-unième que nous doivent les rapaces.

Le rapt rhapsodique du rapaceLe rapt rhapsodique du rapace

Nous avons mis des filets bien sûr mais ils trouvent toujours un petit trou... par où ils ne savent pas repartir, d'où les captures. C'est la quatrième (je m'empresse d'ajouter que j'ai toujours relâché : je suis un pro-nucléaire, pro-OGM, pro-gaz de chiste TRÉS écolo ! :D ). L'ami Antoine, ornithologue amateur, m'avait dit aux premières attaques ce n'est pas une buse, les buses ne s'attaquent pas aux poules, cela doit être un autour. Et bien la première capture, c'était une buse. La deuxième un épervier. La troisième fut effectivement un autour, animal imposant. Et là je crois être en présence d'un autour, ses yeux jaunes m'y font penser, sa taille moins, disons alors d'un jeune autour, d'un juvénile comme disent les experts... sauf qu'un autour a les yeux presque rouges, retour quatre ans en arrière :

Le rapt rhapsodique du rapace

J'enferme l'animal dans notre cage à serins (l'extirper sans lui abîmer les plumes nécessitera d'infinies précautions) et comme le hasard fait bien les choses, j'attends la venue d'Antoine et de sa famille le soir même pour un repas d'amis. Le rapace exhibé en plein diner fait son petit effet mais l'identification est incertaine : un faucon de toute façon dit Antoine, sans doute un faucon hobereau, mais j'ai un doute. Je reviens demain avec appareil photo et Guide Ornitho de chez Niestlé et Delachaux.

Faucon en haut, autour en bas
Faucon en haut, autour en bas

Faucon en haut, autour en bas

Antoine revint et à quelques traits de plumage reconnut un faucon... émerillon. Il ajouta pour tranquilliser les poules : c'est un migrateur et après cette nuit en cage, il n'est pas près de revenir dans le voisinage !

Le rapt rhapsodique du rapace
Le rapt rhapsodique du rapaceLe rapt rhapsodique du rapace

Publié dans Faune pouletmontoise

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