Sècheresse saharienne

Publié le par Prince Bernard

Au chevet de la source de Montpoulet : presque un goutte-à-goutte !

 

C’était un film sur la deuxième guerre mondiale, qui se passait au Sahara, peut-être avec le Général Rommel, le Renard du Désert, et ce film, qui m’avait beaucoup marqué quand j’étais enfant à cause d’un détail que beaucoup d’entre vous jugeront insignifiant, a, ces jours-ci un retentissement inattendu ici à Montpoulet.

Si ma mémoire est bonne (je n’ai pas retrouvé le nom de ce film, si on peut m’aider...) , il s’agit d’un détachement de l’armée britannique qui trouve refuge dans une oasis encerclée par des forces allemandes bien supérieures en nombre. La position est facilement défendable mais les anglais ne pourront soutenir le siège que s’ils ont suffisamment d’eau. Or la source de l’oasis est réduite à un goutte-à-goutte. Les Anglais décident de bluffer les Allemands. Lorsque ceux-ci envoient une ambassade, sous drapeau blanc, pour convaincre les Anglais de se rendre, ces derniers, avec deux cuvettes pleines d’eau font semblant de se laver en prenant soin de n’en rien gaspiller et de la garder pour boire. Les Allemands repartent persuadés que leurs ennemis ont suffisamment d’eau pour tenir des mois et abandonnent le siège. Je repars de ce film estomaqué qu’un goutte-à-goutte puisse assez rapidement donner l’impression d’une profusion d’eau.

C’est notre situation actuelle. Les sources des voisins sont sèches, la nôtre remplit une pinte en 155 ou 160 secondes selon les jours, soit environ 180 litres par jour. Ce qui nous évite de ne boire que du vin. La question reste cependant de la provenance de cette eau. On a démontré qu’elle pouvait venir des Alpes, par dessous le Rhône, mais je la soupçonne de venir de plus loin, par dessous la Méditerranée, de l’oasis des Anglais !

Sécheresse, même la fontaine de Pailharès, d'ordinaire tempétueuse, ne tient plus qu'à un cheveu.

Sécheresse, même la fontaine de Pailharès, d'ordinaire tempétueuse, ne tient plus qu'à un cheveu.

Sècheresse : au creux du Ruisseau de Montpoulet (un des principaux affluents du Rhône, par l'intermédiaire de la Daronne et du Doux), un champignon profite de l'humidité résiduelle d'un peuplier cassé par le vent.

Sècheresse : au creux du Ruisseau de Montpoulet (un des principaux affluents du Rhône, par l'intermédiaire de la Daronne et du Doux), un champignon profite de l'humidité résiduelle d'un peuplier cassé par le vent.

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